Impliquer les jeunes dans la prise de décision

Source : https://wtfutures.xyz/wow/2-involving-young-people-in-decision-making 

Comme on ne peut pas faire confiance aux générations actuelles au pouvoir pour agir au nom des « générations futures », les jeunes doivent participer aux décisions et à l’action. Comment cela peut-il arriver ?

De nombreux projets plaident en faveur d’une implication plus grande et plus significative des jeunes dans les décisions qui auront un impact majeur sur leur avenir : l’élaboration des politiques, les accords internationaux, la gouvernance des grandes organisations publiques et privées, etc. Mais comment y parvenir d'une manière qui fait vraiment la différence ?

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Des alliances plutôt que des fusions

En Espagne, El Futuro Es Clima a mené une expérience très stimulante. Deux instances distinctes – un « Métaforum » composé de 40 jeunes participants sélectionnés aléatoirement et un « Conseil consultatif » composé de 20 experts du climat – ont évalué séparément leurs priorités selon trois critères : l’urgence, l’importance et le contexte (c’est-à-dire la capacité des acteurs à mettre en œuvre les actions proposées). Les deux groupes ont abouti à des listes de priorités sensiblement différentes. Les jeunes participants ont mis l’accent sur la communication, la décroissance plutôt que les solutions technologiques et les besoins matériels fondamentaux tels que le travail, l’éducation et la santé. Quant aux experts, ils ont exprimé leur frustration face au court-termisme, leurs espoirs envers les jeunes générations, le savoir, les récits et l’engagement, ainsi que l’importance de certaines politiques spécifiques comme la fiscalité et les incitations financières.

Ces différences, une fois reconnues, pourraient ne pas constituer un obstacle, mais plutôt une manière de « trianguler » l’action climatique. Différents groupes pourraient mener des actions reflétant leurs visions du monde, leurs attaches et leurs capacités respectives, tout en disposant de forums leur permettant de coordonner leurs efforts, de discuter de leurs divergences et d’apprendre les uns des autres. Plutôt que de tout fusionner sous une même bannière, avec des politiques climatiques planétaires au sommet, nous pourrions envisager des alliances et des collaborations.